Posté le 01.04.2008 par orange
S’il y avait des yeux…,
A la couleur du temps qui passe,
Et si un sourire était un gouffre,
Où l’on s’y perd à jamais…
Alors qui les avaient… ?
Si un visage,
Qui nous marque puis nous efface,
Et si des mots et puis des souffles,
Nous rappelaient à ce qui était vrai…
Peut être toi ?
Petite, j’aurai aimé t’épouser
Petite devant toi j’ai toujours été
Si grande dans ton regard
Si grande parce que venant de toi
Et c’est toujours le cas.
S’il y avait un être aux lignes pures,
Vertiges des grandeurs antiques…
Et une force telle un ouragan,
Qui nous fige et nous retient
Qui les avaient ?
Et s’il y avait des larmes,
Lustres blancs, reflets des belles âmes,
Tes larmes qui tombaient tout le temps
Miroirs d’un être en suspend.
C'était toi!
Tu avais cette grandeur,
La seule, la vraie,
Celle qui vient du cœur,
Celle qui vient du visage,
Celle de la douceur,
Celle de ton image.
--
Posté le 23.02.2008 par orange
Il m’est déjà arrivé de traverser les yeux fermés
Et d’être tout le long d’un manège les yeux fermés
De les fermer si fort en voiture pendant quelques virages
De les fermer encore à chaque fois que je nage
Parfois quand j’ai trop peur je préfère ne rien voir en face
Suis-je lâche ?
Parfois même pendant des heures au fond de mon lit
Et c’est ainsi
Il est arrivé de me trouver les yeux fermés au cinéma
Alors que j’attendais un signe pour les rouvrir
Une fois la scène affreuse passée et le sang oublié
Je ratais pas mal de secondes afin de ne pas souffrir
Il m’est arrivé de tomber les yeux fermés
Lorsque je plonge dans le monde des évanouis
Et de ne pouvoir les rouvrir que dans le brouillard
Avec en face de moi un visage sorti du hasard
Et aussi commencer à parler les yeux fermés
Lorsque toutes les attentions se posent sur moi
De me concentrer tout juste sur ma voix
Jusqu’à en oublier les mots qui s’échappe de moi
Tu sais, il m’est arrivé de rester les yeux fermés
Après avoir entendu ta voix
De rester bloquée à la lecture de te mots
Et les yeux ouverts me découvrir en émoi
Il m’est même arrivé les yeux fermés de fuir
Afin de ne pas voir que c’était bien moi qui partais
De fermer les yeux souvent avant de sauter
Dans le vide il est si bon de s’évanouir
Il m’arrive souvent de me faire soigner les yeux fermés
Et de penser en même temps à tout ce qu’on me fait
Il m’est arrivé d’imaginer le pire les yeux bandés
Le plus sensible c’est les pensées.
Je ferme les yeux toujours lorsque j’ai mal
Je les clos aussi lorsque je suis émue
Je les ferme même à m’en faire mal
Et je regrette à la fin de n’avoir rien vu !…
Tu sais, il m’est arrivé de rester les yeux fermés
Après t’avoir vu la première fois
Et de rester bloquée à la lecture de ces mots
Je pense à toi
Posté le 22.02.2008 par orange
Le mien ne bat plus.
Il s’est arrêté et aussi tordu.
Mais je crois qu’encore
Il arrive à me faire mal
Quand il se tord
Son fantôme est infernal.
Le mien ne saigne plus
Il a puisé tous les flots du monde
Je crois qu’il en avait trop bu
Et pas les meilleurs crus du monde
Il a du être si saoul,
Qu’il n’a pas vu qui le portait…
Dommage pour moi.
Le mien ne me sert plus
A vivre ?
Même pas je crois
Survivre ?
J’en suis déjà loin…
Le mien n’aime plus…
Et je crois que je m’en suis même débarrassée
Mais où ? Je ne sais plus.
Et si un jour je veux le retrouver ?
De ce souci je suis débarrassée,
Vous comprendrez.
Le mien n’existe plus…
Mais avec lui il ne m’a pas emporté
Et c’est ça le plus dur
Devoir continuer.
Le mien a disparu…
Seulement voilà, il y a ma tête…
Elle qui m’entête
Me fait perdre raison
Et qui bat pour deux parfois
Et vient de me rappeler à l’ordre.
Posté le 18.02.2008 par orange
Un livre ouvert
Et j'attends quelqu'un
Pour tourner les pages.
Les yeux ouverts,
Et j'attends ta main,
Comme un mirage.
Je ne suis pas mère
Du mal et du bien
J'en suis un mélange
Je ne suis ni fière
De ce jeu de mains
De ce jeu de pages...
Le livre est par terre
Et j'attends toujours quelqu'un
Pour coller les pages.
Quand on espère
Tout vient à la fin
Tout vient avec l'âge...
Quoi que...
Posté le 18.02.2008 par orange
Il faudrait sauter
Et fermer les yeux
Pour vous faire taire
Il faudrait se jeter
Oh oui ça je veux
Il n’y a que ça à faire
Sans rien regarder
Ni savoir ce que l’on veut
Sans pas en arrière
Doucement se laisser
Déchirer en deux
Se voir manquer d’air
Il faudrait lâcher
Les prises et les vœux
Pour ensuite se taire
Se sentir bercer
Par le parachute bleu
Qui nous met à l’envers
Il faudrait sauter
Au moment qu’on veut
Oui la tête en l’air
Tout à coup lâcher
Les larmes et les vœux
On ne va pas tout refaire
Doucement respirer
L’air qui vient de ceux
Qui sont en enfer
Se sentir légers
Et fort comme le feu
Pour partir en arrière
Pouvoir s’éjecter
Du monde et des lieux
Là pour nous déplaire
Il faudrait sauter
Juste quand on veut
Quand on n’a rien à faire…
Oui j’ai failli y aller
Non je n’ai pas pu le faire
Oui j’ai déjà fait ce vœu
Non je n’aimerai pas le refaire
Oui on m’a rattrapé
Seule aussi j’aurai pu le faire…
Posté le 17.02.2008 par orange
On a prit un vase, et on l'a brisé
A grands coups
A coups de larmes aussi
Et même avec le cœur
On a prit le vase, qu'on avait fabriqué
Tu sais, on avait mit même quelques années
A grands coups
Avec tristesse aussi
Et quelques douleurs
Puis tu as balayé les poussières
Je n’ai pas eu le temps de les voir s’envoler
Merci tu m’as beaucoup aidé
A oublier
Peut –être tout, même et surtout le vase
Dans ces poussières il y avait,
Quelques morceaux de Toulouse
D’autres de Poitiers,
Quelques un de Paris,
D’Italie…
Quelques images de la ville rose,
Du sommet du Vésuve,
Du sol de la Tour Eiffel,
Du bassin d’Arcachon,
De la pointe de la Bretagne,
De l’île de Nantes
De ces poussières il n’y a plus,
D’Eternité,
Ni de sa nuit,
Ni de la septième…
Plus de bougie et la clarté qui va avec,
Où nos cheveux autour des poignets,
Les libellules ont su se décrocher.
Posté le 17.02.2008 par orange
Je sens mon heure déjà venue
Et j'espère qu'un maximum de gens me suivent
Car on ne veut jamais aller seul vers l'inconnu
Mais là je vous entraîne convaincue
Tant de nuits blanches et de noir sur les yeux
Cette année plus que les autres j'ai fait tant de vœux
Alors s'il vous plait venez, et surtout nombreux
Il y a de la place je crois, et puis on sait y faire,
On fera comme dans le métro, on sera même pervers
Insatisfaite de tout et dégoutée pour beaucoup
Je cherchais la perfection tout au fond de tout
Et puis comme nous tous j’ai du comprendre
Que l’amour ne rime surtout pas avec éternité
Qu’il ne faut s’attendre à rien pour avoir un minimum
J’ai su alors mon heure venue
Et j’espère qu’au minimum je vais souffrir
Car je ne veux jamais ressentir le pire
Mais là alors je ne suis pas très convaincue
Tant de soirées bleues et de rouge dans les yeux
L’année prochaine sera la notre, je ne ferai aucun vœu
Alors s’il vous plait partez, vivez vieux
Il n’y aura plus de place, même s’il l’on sait y faire
Je ne veux pas de vous, vous êtes pour moi trop pervers.
Posté le 17.02.2008 par orange
J’envie le ciel et la Terre lorsqu’ils l’ont vu apparaître
Et les monts et l’enfer qui la verront disparaître.
J’envie l’ombre de ses paupières qui la savent s’assoupir
Et le tissu des ces habits lorsque de sa peau je dois partir.
J’aime nos rires qui se lient,
Nos mains qui se cherchent, surtout lorsqu’il ne faut pas
Nos petits jeux avec les ombres,
Et lorsqu’elle me cherche et que je réponds à chaque fois.
J’envie les gouttes d’eau qui s’empreignent dans sa peau
Toutes ces années qui ont su la connaître mieux que moi
J’envie l’or sous ses paupières lorsque l’on est dos à dos
Et ses messages muets quand elle est face à moi
Je remercie sa patience lorsque je lui offre une nuit de folie
Je remercie tout ce qu’elle est pour m’avoir recueillie
J’envie et je déteste le temps qui ne la lâche pas
Alors que moi je lui cours après et n’en finis pas.
Posté le 14.02.2008 par orange
J’aime les grands monuments,
Comme les plus petits parfois.
J’aime les grands événements,
Comme les tout simples,
Et surtout les tiens.
J’aime les grands mouvements,
Les fortes rebellions, toutes les grosses actions,
Qui changent le monde parfois,
Mais surtout les plus petits,
Au fond de ton lit, de préférence.
J’aime les manifestations,
Les soulèvements des peuples,
Mais surtout tes mots d’attention,
Qui mon cœur le dépeuple.
J’aime le simple et le complexe,
Lorsqu’on les mélange,
Les petits mots de rien,
Et les grandes affirmations,
Et vivre tous mes songes.
J’aime l’inconnu avec toi,
Et essayer de déjà te connaître.
Je déteste la distance entre toi et moi,
Tu n’as pas su me dire où naître.
Posté le 13.02.2008 par orange
Pourquoi les vieux font-ils ça?...
Prendre l'ascenseur tôt le matin...
Et le métro en heure de pointe.
Prendre le bus les jours de grèves.
Et leurs cannes pour une troisième main.
Pourquoi les vieux font tous ça,
Perdre leurs clefs au fond de leurs caddies,
Et traverser surtout lorsque c'est rouge,
Tout comme marmonner tous les cent pas.
Et ne faire leurs courses que les samedis.
Pourquoi dans les cars nous font-ils coucou ?!
Et des grimaces lorsque l'on ne les voit pas,
Pourquoi aiment-ils tous les mules à trous,
Et les gros gilets à petits pois..?
Pourquoi nous prennent-ils pour des fous ?...
Pourquoi seulement eux font ça ?
Ne demander leurs renseignements,
Qu’à ceux qui écoutent à fond leurs mp3.
Et se dire que toujours on leur ment,
Alors qu’on leur répète juste trois ou quatre fois.
Pourquoi aiment-ils autant cela ?
Faire un maximum de courses,
Quand l’ascenseur est en panne.
Et nous demander sur un ton de reproche,
De les aider, eux portent leurs cannes…
Pourquoi les vieux nous font-ils ça ?
Ils ont été jeunes à ce que je sache.
Mais maintenant trop vieux pour aimer ce texte,
Ils m’en voudront, alors qu’ils se fâchent,
Je ferai partie d’eux, je me déteste...