Posté le 02.07.2008 par orange
Rappels toi que tout est faux
Sauf le chronomètre qui se lance dès la naissance
A part ça rien n’a de sens
Il faut dire aussi qu’on part tous
Avec un métro de retard, si ce n’est plus
Des pions sur un même quai
Certains démarrent leur vie en courant
Alors qu’elle sera très courte
D’autres partent bien après le top
Alors que la leur sera longue et ennuyeuse
Rappels toi bien que tout est faux
Qu’on joue tous un minimum le rôle de l’étiquette
Qu’on nous a collé
Rappels toi que tout se crée autant que tout s’efface
Qu’on fait souvent semblant pour garder la face
Ou pour résister
Rappels toi que tout est faux
Même et surtout, le venin doux et chaud
Qui nous surprend toujours trop tôt
Même celui-ci, même s’il va jusqu’au cœur
Même si ceci, certains ne le connaissent pas, ou juste une fois
Alors que d’autres sortent d’une morsure pour en ressentir une autre
Cette illusion pourtant fait si mal
Rappels toi que tout ce que l’on dit, se contredit
Souviens toi aussi que les non-dits, n’existent pas
La vérité n’existe que quelques secondes
Rappels toi tout juste, qu’ici rien n’est juste.
Et que moi-même je ne me comprends pas
Mais je sais m’inventer
Rappels toi que tout est de trop
Que rien n’existe vraiment
Puisque la vérité est surtout fausse
--
Posté le 29.06.2008 par orange
J'ai mal au cœur
Autant que j'ai mal au ventre
Et encore plus à la tête
Et moi je ne supporte plus rien
Tous les jours, je pense à toi
Il n'y a pas un jour où, je me passe de toi
Et tous les jours, je te vois
Et pas un seul où, tu quittes le timbre de ma voix
Alors si tu me cherches
N'oublies pas cela,
Si tu me cherches
Je suis celle qui fait tout Paris
Avec sur le dos
Toute ta penderie
Si tu cherches à me voir
Il faudra me reconnaitre
A chaque moment
N'importe quel instant
Seras-tu prête ?
Je suis celle qui parfois
Porte des boucles d'oreilles
Dépareillées
Celle qui aime les chemises rayées
Qui n'attache jamais ces lacets
Et qui porte ta marque
Sur le visage
Je suis celle qui une fois par mois
Se promène avec du scotch
Sur les jeans
Celle qui ne dort plus la nuit
Et qui rêve le jour
Celle qui perd ses yeux
Dans les larmes
Et qui fait des vœux
Aux moindres doutes
Et qui redoute l'amour
Le lien n'est pas brisé
Alors essaie de le retrouver
Je ne pense pas
Qu'après le croisement de deux lunes
Ne reste aucun éclat
Avec toi j'ai su
Et seule, est-ce que je saurai ?
Je ne tiens tête
Que dans mes songes
Avec toi j'ai pu
Seule je n'en peux plus
Si tu me cherches vraiment
N'oublies pas de me trouver...
Posté le 19.06.2008 par orange
Entre hier et aujourd’hui
C’est quoi la différence ?
Hier j’ai su, oui
Et maintenant je sais d’avance
Il faudra se lever,
Pourquoi et pour qui ?
Il faudra respirer
Juste pour être en vie
Il faudra même marcher
Encore longtemps et vers qui ?
Il faudra tout refaire
Puis se coucher et c’est reparti
Entre hier et aujourd’hui
C’est toujours la même danse
Entre les panneaux prédéfinis
L’ennui, et les sens établis…
Entre hier et aujourd’hui
Je ne connaitrai pas la chance
De vivre un peu de magie
Comme le détour d’un soir
Ou un visage que l’on croise
Et qui change la journée
Qu’on emmène toute la nuit
Et qui offre soudain l’inconnu
J’aimerai trembler du renouveau
Et déchirer tous les vieux livres
M’étonner de la vitesse des choses
Avoir l’impression de vivre ivre
Entre hier et aujourd’hui
J’aimerai enfin avoir envie
Je désire être aveugle et libre
Et n’ouvrir les yeux que lorsque ça vibre
Et j’ai peur, peur de tout
Peur du vide et peur du noir
Peur de vivre et peur de voir
Entre l’enfer et le paradis …
Alors que je veux vivre
A l’envie et à l’instinct
Et surtout ne pas suivre
Les lignes de mes mains.
Posté le 09.06.2008 par orange
J’ai fermé les yeux
Sur nous
J’ai fermé la porte
Sur ma main
J’ai bouclé les coffres
Avant de les jeter
Avec moi dedans
J’ai fermé les fenêtres
En brisant le verre
Sur mes bras
J’ai fermé mes dents
Sur ma joue à l’intérieur
J’ai fermé ma main
Sur la tienne
J’ai fermé le tout
A genou
J’ai cloué au sol
Mon cœur
J’ai fermé d’un coup
Mon livre
Et j’ai jeté la clef
De cette porte qui ne s’ouvre
De cette porte sans verrous
Ni poignée.
Posté le 09.06.2008 par orange
Le temps passe
Les souvenirs restent
Les regrets aussi
On se relâche
Dans nos tristesses
Et c’est ainsi
Les mémoires flanchent
Les traces persistent
On n'oublie pas
Les lumières blanches
De nos esprits
Restent trop pales
On s'abandonne
A tous nos rêves
Et toutes les nuits
On ne pardonne
Aucune peine
On n'a plus de vie
Les idées lâchent
Les images cèdent
Et l'âme aussi
Nos rêves se hachent
On cherche de l'aide
On recherche sa vie
Et le temps passe
Les souvenirs restent
Les regrets nous suivent
Posté le 08.06.2008 par orange
Un jour on fera semblant
D’être comme avant
De s’aimer fort
Et on aura le temps
On lui jouera
Le plus beau des tours
Je te prendrai derrière
Le visage au vent
Sur un scooter
On ira comme avant
Sur le devant de la Seine
Encore…
Un jour on fera semblant
D’être si bien
Et dans les mains d'avoir de l’air
On prendra même ce détour
Celui qui nous prenait
Des heures
On se regardera bien dans les yeux
Même si l’on se connait
Déjà par cœur
Je finirai ton verre
Et je boirai tes paroles
Je ne toucherai plus le sol
On se dira que l'on s'ait manqué
Que le temps ne semblait avancer
Mais que l'on n'a pas changé
Un jour on fera semblant
D’être mieux qu’avant
D’avoir eu tord
Posté le 07.06.2008 par orange
En tout cas…
Quoi qu’il en soi,
Quoi qu’il arrive,
Si tu existes vraiment ou pas…
Tu l’es toujours dans mes pensées.
Est-ce que ça vaut le coup ?
Mais alors pourquoi, les nuages ne restent-ils pas sur place,
Lorsque je pense à elle ?
Pourquoi les cloches ne font-elles pas volte-face,
Quand je suis avec elle ?
Pourquoi les gens ne cessent-ils de vivre, tous les jours,
De quinze heure à quinze heure et quart ?
Et pourquoi mes yeux n’ont-ils pas prit encore la teinte des tiens,
Ou juste un quart ?
Pourquoi le feu n’a-t-il pas fini par s’éteindre,
Avec toi ?
Et pourquoi tous les jours le soleil ose apparaître,
Sans toi ?
Pourquoi les heures tournent-elles encore,
Depuis toi ?
Et pourquoi la télé marche, et avec elle, la radio ?
Pourquoi n’ont-ils pas tout coupé ?
Et pourquoi, les religions n’ont-elles pas cessées d’exister,
Avec ça ?
Et comment je peux encore marcher,
Après ça ?
Dans tous les cas…
Quoi qu’il en soi,
Quoi qu’il m’arrive,
Si tu existes toujours ou pas…
Je préfère ne pas en être au courant.
Même si ça en valait le coup.
Posté le 30.05.2008 par orange
Il faut apprendre, chaque jour
Apprendre à t’oublier.
Il faut apprendre, les nuits
Même à ne plus penser.
Ton corps me hante
Me suit
Dans toutes mes pensées
De la douche, au lit
Du métro, aux rues de Paris.
Il faut que j’apprenne, un jour
A ne plus te chercher
Il faut que tu m’enseignes
La glace, la pierre, le vide
Les ombres, le fer, l’invisible
Ton corps m’enchante
M’enivre
Il sait encore me paralyser
Même à l’étranger il peut me suivre
Même… même… même endormie
Il faut que j’apprenne, un jour,
Que l’antérieur est passé
Il faut que j’apprenne, très vite
Qu’il ne me faut plus t’aimer
Et que commence le reste,
Une fois tout enterré
Ton corps m’encercle
Il m’oblige à te rêver…
Mon cœur en débâcle
Et en saigne…
Je n’aurai su éviter le massacre
Il faut qu’on me dise…,
« Stop » et « vis ! »
Pour un peu me calmer
Jusqu’à ce que je prenne un jour,
Pour ça, un peu trop de cachets…
Il faut que tu viennes, un jour
Pour enfin me libérer
Prends ma tête, hantée,
Et si tu pouvais la casser ?
Il faut apprendre les nuits
A se déshabituer…
Il faut apprendre, la vie
Et a ne plus aimer.
Posté le 26.05.2008 par orange
Je ne respirerai pas fort
Et j’éviterai de penser.
Puis j’expirerai très fort,
Jusqu’à m’en étouffer
Car, tu sais toutes ces choses
Je les verrai en horreur,
Elles perdraient leurs couleurs.
Ma vie n’aura plus de valeur.
Et même si l’on me propose,
Une destinée pleine d’osmose,
Je serai comme une ombre si vide.
Une faible lueur qui s’abime…
Je me concentrerai très fort,
Et j’éviterai de bouger.
Puis j’appuierai sans effort,
Sur mon cœur que tu tords
Tu sais trop de choses,
Je classe déjà en erreurs.
Je regrette la couleur,
De nos vies, la blancheur.
Et si plane l’osmose
Je serai un vase vidé en suspend
Sur une mince cheminée…
Posté le 26.05.2008 par orange
Tenir et faire semblant d’aller bien
Tenir encore mais pour quelle fin ?
Vouloir, vouloir, vouloir revenir en arrière
Regarder en l’air
Se donner l’air….,
D’aller bien
Respirer encore
Vous donner au moins l’air
D’essayer
Tenir et marcher encore un peu
Se tenir par la rampe et faire un vœu
Celui d’aller mieux
Effacer les mauvaises images de sa mémoire
Se souvenir qu’un jour on était bien
Exclure le noir
Avancer un peu
Les derniers pas avant le gouffre
Essayer de dormir au moins
Ne penser qu’aux jolies choses, essayer
Faire semblant de ne plus pleurer
Pour aller mieux
Ne parler que des choses qui vont bien
Sourire jour et nuit
Pour vos yeux
Tenir et faire semblant de le faire
Tenir pourquoi, quand on est déjà à la fin?
Vouloir, vouloir, vouloir tout refaire...